EXPOSITION IREZUMI, L’ART DU TATOUAGE JAPONAIS

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Le tatouage, une subculture évoluant en marge de la société japonaise ? Cette exposition “L’art du tatouage Japonais” est maintenue àla Galerie Écho à Paris jusqu’au 20 mars 2021. Elle montre l’implantation de ce tatouage longtemps caché au Japon. Ces aspects réunissent histoire, famille, sociologie, mythes et bien d’autres perspectives. Cinq photographes nous aident à explorer cet univers artistique et social japonais aux multiples facettes.

Reprendre une bonne dose de culture vous manque ? Nous aussi ! Et pour le coup on sera comblé avec cette magnifique exposition organisée sur l’Irezumi, l’art du tatouage japonais. Cinq photographes :Achim Duchow, Irina Ionesco, Chloé Jafé, Akimitsu Takagi et Hitomi Watanabe sont mis à l’honneur en dévoilant la beauté de cet art sur leur corps et ceux qui l’ont encré.

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Untitled ©Akimitsu Takagi, courtesy Pascal Bagot

Toujours tabou au Japon, associé aux akuzas (mafia japonaise), le tatouage et l’Irezumi, fascinent pourtant encore beaucoup. C’est un art à part entière, inspirant et inspiré d’histoire (s) au pluriel. Ces cinq artistes réunis sont d’horizons différents pour donner à réfléchir sur ce tatouage. Préjugés ou réalités, le tatouage japonais se dévoile sous différents angles et on l’observe avec passion car il est d’une certaine richesse. Entre art et criminalité, on aura accès à des photographies parfois inédites qui rendent hommage à cet art jusque dans ses paradoxes. 

Les artistes :

Achim Duchow
Achim Duchow (1948-1993), artiste peintre et photographe allemand, a passé près de trois ans au Japon entre 1979 et 1982, à Tokyo tout d’abord puis à Osaka. Il a photographié la vie dans ces deux grandes villes du Japon et s’est plongé dans certaines de leurs sous-cultures telles que les yakuzas (mafia japonaise) et les Bosozoku (gangs de motards).
 
Irina Ionesco
La photographe d’origine roumaine Irina Ionesco (1935-) développe dans les années 60 un univers propre empreint de baroque autour de la figure féminine qui la fait connaître dans le milieu de la mode. Sa série photographique réalisée auprès de yakuzas fait donc figure d’exception. En 1996 à Tokyo, à défaut de pouvoir photographier -comme elle le souhaite- des femmes tatouées, un de ses éditeurs l’introduit auprès de yakuzas qui se prêtent au jeu de la photographe dans un onsen (bains japonais) le temps d’un après-midi. Un témoignage extrêmement rare de ses hommes de l’ombre du Japon.
 
Chloé Jafé
En 2014, la photographe française Chloé Jafé s’installe à Tokyo où elle y fait la rencontre d’un chef yakuza de Tokyo qui l’autorise à photographier son quotidien pendant six ans. Elle s’intéresse plus particulièrement aux épouses, maîtresseset gardes du corps. Toutes ces femmes y jouent un rôle particulièrement important, c’est pourquoi elle nomme sa série Inochi azukemasu qui signifie « le don de sa vie ». Reprenant la spontanéité du carnet de voyage, ses photographies en noir et blanc mêlent moments d’intimité et réunions de chefs de clans. Chloé Jafé donne une place prépondérante aux gestes et aux corps souvent tatoués dont elle prolonge parfois les motifs hors du cadre de l’image.

Akimitsu Takagi
Akimitsu Takagi (1920-1995) est l’un des plus grands écrivains japonais de romans policiers. Passionné d’Irezumi- le tatouage traditionnel japonais-, il documente dans les années 1950 à Tokyo, à l’aide de son appareil photographique moyen-format, ce milieu confidentiel. Celui-ci sort à peine d’une longue prohibition qui a duré presque 80 ans. Inconnues jusqu’en 2017, ces images sont découvertes par le journaliste Pascal Bagot, expert en tatouage japonais. Appartenant à un corpus de plus de 200 photos, elles révèlent le photographe derrière l’écrivain. Elles consacrent aussi Takagi comme l’un des plus importants témoins de l’histoire du tatouage au Japon du XXe siècle. 

Hitomi Watanabe
À la fin des années 1960, la photographe japonaise Hitomi Watanabe (1939-) fait la connaissance d’un groupe de tekiya (marchands ambulants) d’un festival local. Ces marchands ambulants – qui font partie intégrante des matsuri (fêtes folkloriques) et des paysages des centres-villes – sont des itinérants qui parcourentplusieurs milliers de kilomètrespar an. Watanabe les a suivis et photographiés pendant trois ans. « C’étaient des hommes agités, pleins de ferveur, de folie et de paresse ». À travers ses photographies on s’aperçoit que le tatouage n’est pas seulement associé à la mafia japonaise mais également aux corporations de métier.


Informations :

la Galerie Écho
119, rue Vieille du Temple,75003 Paris
09 70 97 59 18

contact@galerieecho.com
www.galerieecho.com

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In search of Japan (Yakuza in White Suit)_1979/80Edition, © Estate Achim Duchow 2020. Courtesy la Galerie Écho
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Untitled © IrinaI onesco courtesy la Galerie Écho
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Untitled ©Irina Ionesco courtesy la Galerie Écho
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Untitled © Hitomi Watanabe courtesy la Galerie Écho
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Untitled © Hitomi Watanabe courtesy la Galerie Écho