Laurent Z : la maitrise du mélange de styles

Si vous cherchez un tatoueur discret, passez votre chemin ! Laurent Z a un franc-parler et une exubérance qui contrastent avec la douceur et la finesse qui caractérisent son travail. L’artiste a créé sa marque de fabrique en offrant des pièces ornementales sculpturales qui couvrent le dos complet et se déploient jusqu’aux fesses.

Laurent est fier de pouvoir compter parmi son équipe quatre de ses anciens apprentis, qu’il voit évoluer et devenir des artistes au style affirmé. Il a désormais deux shops. Celui de Marseille, où il tatoue avec Marion Kalimeris, Maaya-J et Hugo Goon, est un projet porté avec sa femme : il s’agit d’un restaurant-brocante qui accueille à l’étage le shop de tatouage. À Aix, dans un appartement privé, il travaille avec Alban Isaac et Dorothy Purple.

Laurent Z a suivi initialement une formation en arts appliqués et en architecture d’intérieur ; il est venu au tatouage par curiosité et a commencé à se former seul en 2010. Son apprentissage en autodidacte a consisté à observer des artistes en conventions et à regarder des centaines de vidéos afin de comprendre les techniques utilisées. À partir de ses observations il définira le dot comme sa base de travail : il s’identifie plus à une manière de tatouer qu’à un style défini.

Après un an, il a ouvert son propre shop L’Encre noire tattoo à Marseille en respectant ce qu’il avait appris et compris du tatouage ; il a élargi son domaine au fur et à mesure, influencé entre autres dans le monde du 10e art par Léa Nahon et Lenad, et de manière plus générale par l’architecture, le vitrail, les arts de l’Orient et du Cachemire. Cet éclectisme rend compte de ce qu’il aime : mélanger les pratiques, faire que diverses inspirations créent une cohésion sur la peau de ses clients. Il travaille l’ornemental en mélangeant du japonais, de l’indien. Son aiguille propose désormais également beaucoup de figuratif.

Laurent Z se déplace dans beaucoup de conventions où il souhaiterait à terme être accompagné des modèles qu’il a tatoués, selon lui la meilleure propagande de son travail : « Des artistes comme Gakkin et Nissaco ne se déplacent pas en conventions sans leurs anciens clients. Ils restent sur le stand avec eux et présentent leur travail de la meilleure manière qu’il soit, en portant l’œuvre finie. C’est exactement ce que je veux faire avec les personnes qui ont des grandes pièces de moi, mais pas sûr qu’elles acceptent de rester les fesses à l’air plusieurs heures alors que la majorité d’entre elles a déjà dû le faire pour se faire tatouer ! ».


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