Tokyo Noir – « The other side of japanese culture »

©kevin damour, yoso concept, salon tatouage, maison de tatouage, rockinjellybean

Photographies: ©Kevin Damour -
Pour la première fois en France, la Maison de tatouage Yoso a accueilli Rockin’Jelly Bean et ses collaborateurs : Magical Design et Rude Gallery. Tous originaires de Tokyo, ils sont venus le temps d’un week-end assombrir la capitale.

Tokyo Noir portait bien son nom, puisque l’univers des trois invités de Yoso rendait hommage au Tokyo underground et noir d’encre. Rude Gallery, Magical Design et Rockin’ Jelly Bean ont investi les lieux de signatures de prints, bijoux en argent et bombers en satin brodés. Ces trois personnages collaborent artistiquement ou déversent séparément un imaginaire qui gravite entre lowbrow, rock’n’roll, poster art et érotisme.

Portant son habituel masque de catcheur barbu, Rockin’ Jelly Bean arpentait le salon, bondé d’aficionados, le 21 octobre dernier. Avec une simplicité déroutante et surtout un saké pétillant à la main, il ne pouvait s’empêcher de noter et apprécier la compagnie de jolies filles. Et pour cause, son art est avant tout de chair et d’encre. Devant la vitrine, un tableau marque l’entrée de tout visiteur: une belle blonde allongée sur fond rose, seins gonflés à bloc et sexe à l’air finement épilé. Et ce n’est qu’un début ! Ses affiches mêlent jolies filles aux physiques exagérés et monstres de comics détruisant l’espace urbain imaginaire de l’artiste.

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Percutant l’art de Rockin’ a même dérangé. Commençant sa carrière en 1990 à Tokyo, son goût pour les rondeurs, et la chair des femmes en fait un artiste censuré au Japon. Il s’installera alors à Los Angeles et lancera Erosty Pop sa marque de créations déjantées.

En invitant Rockin’ , Yoso met aussi en lumière ses collaborateurs encreurs et amis : Hideo Uchiyama, tatoueur depuis 1989 à Tokyo était de la partie. Sa notoriété internationale au nom de Magical Tattoo, lui a permis de lancer sa marque de bijoux en argent, mêlant mystique et esthétique. L’artiste a lancé quatre collections : « Incarnation » , « Emblème », « Tantric », « Devotionnal » et collaboré avec des maisons de Haute Couture. Les bijoux sous verres exposés en dessous des tableaux colorés de Rockin’ renforcent cet esthétisme.

Pour finir, notre regard se dirige vers la dernière salle encore inexplorée du salon. Derrière le bar et les petits-fours made in japan finement cuisinés, on retrouve Rude Gallery, originaire de Tokyo et dont les collaborations artistiques mêlent musique, art et mode. N’en déplaise aux tatoueurs de renoms venus marquer leur admiration pour les artistes de Tokyo Noir. Luke Atkinson, proche de Rockin’, El Patman d’Art Corpus ou encore Sasha du Mystery Tattoo Club à Paris, dont la patte japonisante est venue s’abattre avec brio sur l’affiche de la convention de Montpellier 2017.

Un week-end dans le noir ou presque, seul Yoso faisait briller paris entre le 21 et 24 octobre. La ville a tressailli de l’art sauvage de Rockin’ et des créations mystiques de Magical Design. Les artistes de Yoso aidant, ils ont célébré le grand Rockin par un dimanche walkin’ tattoo finissant en beauté encré ces trois jours.

Un marathon artistique qui a permis à une bonne poignée d’entre vous de repartir le samedi avec un print abordable et dédicacé. Une chose qui, à l’instar d’une comète nommée Rockin’ Jelly Bean, n’arrive qu’une fois tous les 20 ans !


 

YOSO CONCEPT
5 rue Euryale Dehaynin
75019 Paris
yoso.concept[a]gmail.com

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