Des membres en silicone exposent le tatouage comme oeuvre d’Art

thing – une JLM(3)

Imaginez un musée rempli de bouts de corps, encrés? Comme une toile s’accroche à un mur, le projet Thing Gallery, créé par Fareed Kaviani, propose de faire de membres en silicone de véritables cadres pour exposer le tatouage comme un Art.

Thing Gallery, est fondé par Fareed Kaviani, auteur d’un PhD et rédacteur, approchant les body modifications et le tatouage intégral alors qu’il se pose la question d’un article: “Comment créer à partir de silicone”. Destinés aux professionnels du tatouage au départ, ces objets étranges faits de silicone passionnent leur créateur : Fareed qui se plonge dans des recherches interminables. L’auteur s’introduit même dans le milieu du film de Science-fiction pour dénicher la recette d’un silicone tatouable.

Mon idée initiale était de créer un guide pour que chacun puisse les réaliser [ces membres en silicone] lui-même. Je savais que les mains en silicone, tatouables existaient déjà mais je me suis dit que si elles étaient vendues dans le commerce, pourquoi ne pas en créer soi-même?” Destinés aux professionnels du tatouage au départ, Fareed passionné, se plonge dans ces recherches, s’introduisant même dans le milieu du film de Science-fiction pour dénicher la recette d’un silicone tatouable ; c’est-à-dire épais et encrable similaire à la chair humaine. Après plusieurs mois à mouler ses propres mains, parfait même son visage et sa tête, il se demande ce qu’en ferait certains de ses artistes favoris et frappe à la porte d’Heretic Studio à Melbourne. L’idée se poursuit en imaginant une exposition entière et une galerie en ligne.

Après m’être débattu sur le process pendant des mois, cherchant comment fabriquer ces membres en silicone, encrables, moi-même, j’ai décidé de ne pas écrire cet article mais plutôt de me concentrer pour construire un véritable projet et Thing Gallery est né”.

 

Ces tableaux encrés par des artistes renommés comme Nissaco ou Hannah Pixie sont réunis pour une exposition en faveur de Safesteps et Wire à Melbourne et rassemblent $2000 de donations pour aider femmes et enfants ayant subi des violences domestiques. Fareed n’en reste pas la et pousse le projet un peu plus loin en créant des visages et têtes tatouées et s’évertue à trouver d’autre possibilité comme un livre dont les pages seraient encrables.

J’ai fini par passer beaucoup de temps à essayer de trouver comment je pourrai créer une tête entière à piquer. C’était vraiment un travail laborieux et un procédé trés compliqué car chaque partie demandait à être réalisée parfaitement autrement le produit final serait obsolète.” Après pas mal d’argent investi, il offre “sa première tête” à Guy le tatooer, à Bangkok. 100% silicone et pesant 5kg, elle aura du mal à passer la douane, les policiers y voyant une parfaite cachette pour des substance illicites. Sauvée, in extremis, de la destruction, ces parties de corps encrés en silicone deviennent sous l’impulsion des dermographes, une forme d’expression d’un nouvel acabit, qui pourrait dans l’absolu, ouvrir les portes des musées et galleries à ce que genre que certains appellent déjà le 10e Art.

Toiles blanches d’un nouveau genre, pour Fareed ces “objets” transportent desormais de véritables chefs-d’oeuvre.


THING GALLERY

Apro Lee

 

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