Sacrebleu a�� Emiel W Steenhuizen, un hollandais A� Paris

@Salon Atelier Galerie Paris
Sacrebleu!

Si on a pas tous l’A?me d’un matelot, les tatouages du hollandais Emiel (prononcerA�: A�A�EmileA�A�) W Steenhuizen accA?dent A� l’A?me de Marlou qui sommeil en chacun. L’artiste, accro aux flash tattoo de Sailor Jerry, s’est fait son propre book et a dA�barquA� avec ses encres, ses aiguilles et machines pour exposer a�� et tatouer – au Salon Atelier Galerie de Paris sous l’attractif slogan: A�A�No Meaning, just coolA�A�.

Alors que cette exposition touche A� sa fin, on a profitA� de la rA�sidence de l’artiste aux collages et couleurs attrayantes pour en savoir plus sur cette attirance pour le tatouage traditionnel. NaA?vetA� et esthA�tisme se lient avec Emiel, autour d’un tattoo avant tout culture populaire en tout temps. Sa finesse se livre moins dans ses traits que dans le mystA?re de ses dessins, montA�s de toute piA?ce.

@Salon Atelier Galerie Paris Sacrebleu!

@Salon Atelier Galerie Paris
Sacrebleu! A�Brian Ravaux

Comment t’es venue l’opportunitA� d’exposer en FranceA�?

J’ai d’abord eu contact avec Pedro Winter du label Ed Banger qui a commencA� A� me suivre sur Instagram et un mec qui bosse pour luiA�: un dessinateur. Il est venu A� Amsterdam et je l’ai tatouA�. Avec son aide et grA?ce A� Pedro, j’ai pu A?tre exposA�. J’ai comme projet peut-A?tre de travailler avec ce label car j’ai depuis longtemps proposA� mes services A� des groupes, rA�alisA� des pochettes …et cela mA?me depuis plus longtemps que le tattoo. J’ai aussi A�tA� rA�alisateur de vidA�os clip pour un groupeA�hollandais de hip hop.

As-tu dA?s le dA�part de ta carriA?re de tatoueur, commencA� par le traditionnelA�?

Je n’ai pas commencA� par ce style. J’ai dA�marrA� dans un street shop oA? je faisais de tout. Aussi bien des A�toiles, du tribal…C’A�tait mon job. En dehors de l’A�cole, je tatouais le dimanche et le samedi. C’est-A�-dire qu’A� 24 ans le tatouage c’A�tait ma faA�on d’avoir de l’ argent de pocheA�! J’ai dA�couvert cet art grA?ce au salon oA? je suis maintenant. Au dA�part, dans le salon oA? je bossais, personne n’avait de style particulier. Je ne connaissais pas vraiment l’aspect artistique du tatouage. Puis en rencontrant les autres tatoueurs deA�??? A� Amsterdam, j’ai dA�couvert d’autres styles. Ils A�taient tous soit dans un style japonisant, soit old school et j’ai vraiment aimA�. Cet aspect simple et intemporel, les traits gras rappelle qu’un tatouage est lA� pour la vie. Lorsque tu fais beaucoup de dA�tails, tu t’aperA�ois aprA?s vingt ans que le dessin n’est plus clairement visible. Tu vois celui-lA� (ndlr en montrant son bras), c’est une femme nue et dans vingt on pourra toujours voir que c’est une femme nueA�!

Emiel W Steenhuizen

A�Brian Ravaux

T’es tu plongA� dans des recherches prA�cises pour parfaire tes tattoo A�A�flashA�A�?

J’ai toujours voulu faire mon propre travail. Au shop oA? je travaille actuellement, on a beaucoup de livres de tatouage ainsi que sur le folkore international. Parfois on achA?te aussi des objets comme ces vieilles assiettes franA�aises en porcelaine peintes, et les dessins nous inspiraientA�comme les fleurs qui A�taient trop jolies, je les ai prises pour m’en inspirer. Je suis inspirA� par plein de choses diffA�rentes.

Quel thA?me t’attire le plus dans le tattooA�?

J’aime beaucoup les animaux. Sur moi aussi il y en a beaucoup et j’aime aussi les choses assez drA?les comme ce tattoo croque-monsieurA�(un loup en monsieur) ! Je suis ce genre de tattoo artistique qui prA�fA?re l’esthA�tique, j’aime pas quand il y a trop de sens. Tu sais Miami Ink ou ce genre de sA�ries TV montrent des gens qui arrivent pour se faire un tatouage car leur pA?re ou leur chien est mort et moi j’aime pas cela, le premier tatouage gA�nA�ralement les gens veulent un sens A� leur tatouage mais plus tu en as et moins de sens il y a. Mon parapluie, le serpent ou la grenouille n’ont aucun sens, c’est juste drA?leA�!

Tu te sens comment dans une situation oA? les gens veulent un tatouage porteur de sensA�?

Une fois je tatouais un gars qui voulait une rose noire, je me disais A�A�ok, une rose noire je peux vraiment en faire quelque chose de bienA�A�, quand je faisais la premiA?re ligne, il me ditA�: A�A� je me fais tatouer cette rose pour ma sA�ur qui s’est suicidA�e il y a un moisA�A�. C’A�tait tellement un sujet important et sensible que cela m’a beaucoup angoissA�. J’aurais prA�fA�rA� qu’il ne me dise rien car je me suis mis la pression et je me suis dis que je devais vraiment bien faire ce tattoo car le but est vraiment grave. Parfois il y a juste trop d’informations et si je tattoo quatre clients par jour et que tous viennent avec des histoires de ce genre, je vais quasiment devenir psychologue A� forceA�!

Emiel W Steenhuizen

A�Brian Ravaux

Y-a-t-il un tattoo artiste que tu admires et que tu aimerais rencontrer dans ta vieA�?

Il y en a tellement et maintenant avec instagram, tu peux voir qu’ils sont tous trA?s bons…enfin pas tous, mais beaucoup d’entre euxA�! (rires) Il y a un tatoueur A� New-York que j’aime beaucoup mais la plupart des tattoo que j’ai sont de mes amis ou de mon shop car on a beaucoup de guests internationaux. Il y a trois mois on a eu Lucky Bastard, Florian Santos de Paris…Je prA�fA?re avoir au un tatouage d’un ami, mA?me s’il est un moins bon tatoueur.

Es-tu proche du fameux Salon Serpent A� AmsterdamA�?

Je connais AngA�lique, elle travaillait dans le mA?me salon que moi. Je connais aussi York, Kim qui est une fille marrante. Le style qu’ils font au salon est trA?s A�A�girlyA�A� et trA?s proche du dessin ou flash original. Personnellement j’aime les choses un peu moins parfaites…Pas non plus mauvaises, mais j’aime cet aspect imparfait tout en A�tant beau.

A�Brian Ravaux

A�Brian Ravaux

Voyages-tu beaucoup via ton mA�tier de tatoueur ?

En rA�alitA� c’est la premiA?re fois que je travaille en dehors de mon shop! Je dA�teste les conventions, pour ma part, c’est juste un jeu et je n’ai encore jamais fais de guest dans un salon. J’ai eu beaucoup de clients franA�ais lors de l’exposition et cela m’a surpris, avec environ 4/5 tattoo par jour. C’est ma troisiA?me exposition et la premiA?re A�tait A� Amsterdam oA? j’avais vendu tous mes artworksA�! C’est vraiment gratifiant de se dire que les gens vont mettre ton travail sur leur mur et le voir tous les jours. J’aime exposer. Mon art sera de plus en plus amenA� vers ce type de reprA�sentation. Cela prA�dominera sur le tattoo, car j’aime travailler aussi la matiA?re de mes dessins et le collage me permet cela avec mes artworks. J’aimerai prochainement avoir mon propre atelier privA� pour tatouer et dessiner. Si en ce moment je fais 90 % de tatouage et 10% d’artwork, j’aimerai doucement inverser cette tendance avec 80 % d’art et 20% tattoo. Je suis un bon dessinateur mais si je me suis mis au collage c’est pour retrouver quelque chose de moins parfait lorsque je dA�coupe et colle. Ce n’est pas intentionnellement A�A�moins parfaitA�A� et concrA?tement c’est ce qui m’attire. J’ai aussi envie d’essayer la peinture A� l’huile. Dans tous les cas mon art aura toujours un lien avec le monde du tatouage car mes dessins puisent dans l’art du tatouage. C’est ce pour quoi, je ne l’abandonnerai jamais.

About Emiel Steenhuizen : http://www.admiraaltattoo.com/crew/emiel-steenhuizen/

LE SALON ATELIER GALERIE 92 RUE JEAN PIERRE TIMBAUD 75011 PARIS +33 6 65 54 47 98

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Derm – Ink, crA?mes et nA�cessaires aprA�s tatouage, ont collaborA� avec le tatoueur Emiel pour rA�aliser des Tote – Bag A�A� l’image de son art.A�Jeter l’Encre MagazineA�vousA�proposeA�de gagner plusieurs lots en partenariat avecA�Derm-Ink. Rendez-vous sur notre pageA�FacebookA�pour tout savoir !

 

IMG_1436 emiel w steenhuizen tote bag

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