Noraison, virage de l’audiovisuel au tatouage

noraison – une JLM(3)

Texte : Stefayako / Visuels : Noraison

Clémentine, aka Noraison, a grandi dans le Périgord avant de s’installer à Paris il y a environ 10 ans. Tatoueuse résidente au Sphinx, dans le 11ème depuis le début de l’année, la jeune tatoueuse a marqué un virage dans sa carrière professionnelle pour s’adonner au tatouage et explorer toutes les techniques afin de définir son style bien à elle.

C’est dans la production de clips et de courts métrages que Noraison a démarré une première carrière. Un milieu plutôt éloigné de celui du tatouage. Formée aux Beaux-Arts de Paris, elle n’a pas souhaité s’orienter vers l’Art Contemporain, un univers pas assez humain selon elle. L’envie de tatouer la démangeait depuis un moment déjà, au point de se lasser d’expérimenter l’aiguille sur peaux de bananes ou de pamplemousses. Tatoueuse désormais depuis maintenant deux ans, elle a eu le privilège d’être formée par le célèbre Sailor Kea à Montpellier. Forte de cette expérience, elle revient à Paris l’année dernière et c’est Sacha Made With Love qui la prend sous son aile pour parfaire son apprentissage.

Inspirée par les plus grands de la vague graphique comme Léa Nahon, Xoïl, Jean-Luc Navette ou Yann Black, Noraison admire leur vision du tatouage et la manière dont ils transforment cet art. L’évolution constante de leur style la fascine et la stimule au quotidien. De ses mentors, elle garde le côté crayonné et illustratif. « J’essaie de proposer des dessins dynamiques, c’est ce qu’il y a de commun, j’espère, entre tous mes tattoos. Cette discipline offre tellement de possibilités en terme de techniques, qu’il est difficile pour moi de me concentrer sur une seule ! » Adepte de la trame whippée, du dot, du whip shadding ou encore des aplats, un vocabulaire technique et entendu des initiés, elle teste, étudie et approfondit ces méthodes pour créer son univers. Elle travaille essentiellement sur commande, principalement du blackwork, mais n’est pas pour autant fermée à la couleur, bien au contraire, elle souhaiterait en faire plus. « Mes envies sont souvent limitées par ce que les gens attendent de moi ! Le blackwork est très à la mode… »

 

Noraison se projette dans un avenir teinté de voyages et de nouvelles rencontres pour perfectionner sa formation et nourrir son inspiration. Dans un futur proche, elle souhaiterait développer le free hand, une occasion de plus de se challenger. Transportée par la maîtrise du free hand des japonais, elle estime avoir encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre ce niveau de spontanéité et de magie, imposé par cette technique.

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