Nacib Tanuki – électron libre

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Enfant du 93, Nacib a fait ses armes chez Karl Marc, à Handmade fine Tattoo, à Paris. Désormais, « on the road » il parcourt la France de guest en guest. Capable d’oeuvrer dans de nombreux styles, allant du black work au traditionnel, son jouet favori, il y intègre aussi ses punchlines à l’humour acerbe.

Graffeur par alliance

« j’ai commencé à (en) graffer sur les murs avec les bombes que mes potes utilisaient pour repeindre leurs bécanes. J’ai découvert un nouveau moyen d’expression à travers le graffiti, je me suis pris au jeu au point de consacrer une bonne dizaine d’années de ma vie à cette activité. » Dans sa cité de Montfermeil, entre deux griffonnages de BD, Nacib touche au graffiti et paiera quelques amendes avant de faire des études de graphiste. Un débouché qu’il finit par trouver vite « assez chiant ». Il traine à Tribal Act, vivier d’artistes et espace d’exposition et y rencontre Karl, alors que celui-ci vit encore en Californie. Il se fait tatouer par ce dernier son premier motif qui marquera le point de départ de leur amitié. «  C’est à ce moment que j’ai su que je voulais tatouer. »

 

« Handmade Fine Tatttoo »

2009, un lien se noue entre le constructeur de machines averti et Nacib qui touche à tout et se forme en autodidacte. Petit à petit il fait son chemin avant de sauter le pas pour devenir professionnel lorsqu’il remplace Mink dans un street shop pendant un an. Le tatouage devient alors officiellement sa profession. L’année passe puis Nacib part voyager et apprend auprès de tatoueurs expérimentés que ce soit en France ou en Suisse avant de retrouver Karl au sein d’ « Handmade Fine Tattoo ». « Travailler avec Raffy qui pratique le handpoke m’a fait découvrir une autre facette du tatouage et Karl est un puits de savoir en ce qui concerne le tatouage et la fabrication de machines. »

Voyager lui permet aujourd’hui de découvrir plus de façons de piquer et de techniques à appréhender. Jamais longtemps sédentaire, on l’aura compris, le jeune tatoueur pratique jusqu’à 20 conventions par an. Il apprend auprès des uns et des autres et manipule tous les styles, excepté le réalisme dont il se dit éloigné mais admire les noirs et gris de tatoueurs comme Manu Badet. Car étendre son réseau et développer sa technique, sont ses priorités.

Dans ses flashs il manifeste un goût pour la ligne, qui n’est pas sans rappeler certains artistes traditionnels italiens comme Sitzzo ou Dane Mancini aux motifs simples et solides. « Le fait de travailler sans contours n’est vraiment pas naturel pour moi, lorsque je faisais des graffs ou des illustrations c’était toujours avec des contours très marqués, c’est un peu mon background ou mon ADN artistique ». Une tournant auquel il compte bien consacrer toute son énergie.


INSTAGRAM : @nacib_t
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