MT TOT : l’Artisan tatoueur !

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Par Chahinez
Artiste ou artisan, voire un peu des deux ; Mr Tot, a choisi de revenir à l’artisanat du tatouage. Avec le handpoke : une aiguille, de l’encre et beaucoup de patience ; Mr Tot réalise l’intégralité de ses tattoos à la main via cette technique, sans machine. Ses créations, essentiellement géométriques et ornementales séduisent par leur caractère intemporel et esthétique. Retrouvez-le dans son studio privé à Angers et régulièrement un peu partout en France.

Bien que depuis toujours fasciné par le tattoo, c’est sa rencontre avec Lionel Fahy en 1998, qui permet à Mr TOT d’envisager la pratique du tatouage. Encore débutant dans le maniement du dermo’ puis rattrapé par la vie, ce n’est qu’une bonne dizaine d’années plus tard que Lionel lui lâche une machine entre les mains. La découverte des réalisations de Colin Dale scelle son destin : « une véritable révélation. Son travail sans machine m’a d’abord intrigué puis totalement fasciné. Je lâche mon job, je quitte Paris et je me consacre au handpoke à 100% ».

Alors que dans nos représentations le handpoke est destiné aux tatoueurs qui souhaitent revenir à l’essence même du tatouage, c’est cette pratique que Mr TOT expérimente d’entrée de jeu. « le dénuement (relatif) et le côté direct et traditionnel de cette technique me plaît beaucoup. J’aime l’idée de réduire à l’essentiel l’interface entre la main du tatoueur et la peau du client. J’aime également le challenge induit par les contraintes matérielles ».

Ses motifs, géométriques ou ornementaux, gagnent en puissance et légèreté grâce à un méticuleux travail de texture et des dégradés percutants : à se demander si c’est le style de motif qui a induit la technique, ou si c’est le handpoke qui l’a encouragé vers ce style. « C’est un va et vient entre les deux. La technique m’a amené à faire certains choix stylistiques et graphiques mais mes goûts, mes envies m’amènent à dépasser ces contraintes. Au départ, je me destinais à faire du dotwork plutôt figuratif et détaillé. Lorsque je me suis mis au handpoke, assujetti par la technique, j’ai dû simplifier, épurer au maximum. Je me suis naturellement orienté vers l’ornemental et le géométrique.  Le travail en négatif (avec les lignes en réserve) est un bon exemple de réponse à une contrainte technique devenue partie intégrante de mon « style ». Au départ c’était seulement une façon élégante de faire le moins de lignes possible (pas évident à piquer à la main… ), maintenant, les lignes ne sont plus vraiment un problème et cela m’a ouvert de nouvelles perspectives. » Il revisite d’ailleurs de plus en plus des motifs figuratifs plus traditionnels, qui prennent alors une toute autre dimension.

Seule une minorité de ses clients le contacte pour la seule expérience du handpoke. De quoi prévoir un bel avenir dans le tatouage dans la lignée de ses maitres-penseurs : Thomas Hooper, Guy Le Tattooer, Curly Moore, Tomas Tomas, Jondix, Dave Barry, Nissaco, Noksi, Alexis Calvié…

 


 

Guests : La Brick  Genève, chez Salaman Dotwork Rituals  Poznan, à l’Hybridarium  La Rochelle, Bleu Carbone  Vienne, BSA Tattoo  Aix en Provence.

Contact : dotbytot[a]gmail.com // FACEBOOK // TUMBLR //TATTOO TRAVELERS

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