Montreuil Tattoo Convention 2015 : le report !

UNE REPORT MONTREUIL

Photographies  : Ségolène Accariès et Tiphaine Deraison

On avait de quoi se presser aux portes du parc des expositions de Montreuil, ce matin-là. En 2015, la convention remet le couvert après deux ans dans l’ombre. La convention qui fait tout elle même et qui prend le contre-pied des classiques du genre, n’avait ni présentateur cliché ni mauvais tatoueur. Bref, elle n’a rien fait de « normal » et pour ça, on la remercie infiniment. A Montreuil, c’est l’avant-garde qui s’est exposée. Le modernisme, l’inventivité, la créativité aussi ! On remarque également que cette année de nombreuses tatoueuses ont fait le déplacement : Nicoz Balboa, Pauline Tabur, Bouits, Tarsmaz, Delphine Noiztoy…

Bien contents de pouvoir s’installer, le samedi matin est étrangement calme à Montreuil, tout se met en place malgré l’horaire d’ouverture déjà largement passé. Les tatoueurs finissent d’arriver, certains commencent à piquer quand d’autres sortent à peine les sketchbook. Les machines vrombissent tandis que dehors, l’électricité manque pour faire chauffer les patates et autre gourmandise. Rien n’est plus rassurant qu’un bon kebab. La mission sera vite accomplie.

On est en plein centre-ville. De quoi rassasier les copains tatoueurs qui vont travailler pendant que le magazine -exposé pour l’occasion avec le stand de Pauline Tabur – lui, fait parler les badauds, interroge parfois et intrigue aussi. Alors que nous écoutons la journée les conférences d’une oreille attentive mais parfois distraite par le reste de la salle, la configuration ne permettant pas une approche intimiste, les concours battent aussi leur plein. Mais avant de s’y plonger on fait vite un tour de piste : on est en alerte devant les stands des têtes d’affiche de El Patman, Daru Manu ou Victor Kludge, tandis que le stand d’Artifist, sert de base pour tous les encreurs.

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Plus loin, on retrouve la bande à Woody avec l’Andro Gynette entre autres,à ses côtés. Dans les derniers méandres de la convention : les stands Derm-Ink et une exposition en soutien au Népal qui est un peu restée dans l’ombre tout le week-end. Dans un recoin, on tombe sur Saint Molotov, auteur et philanthrope, tatouant une belle backpiece, très florale et détaillée. Les copains de Family Ink et Tattooisme sont également de la partie. Ces derniers notamment avec un stand à la hauteur du troisième volume, qui fêtait pour l’occasion, sa parution.

Tout à droite, on retrouve la tatoueuse Bouits, ex- apprentie de Xoï, revenant du sud, elle enchaine pièces sur pièces. On admire ses artwork, enlaçant avec exotisme une féminité mystérieuse d’aplats de noirs et de couleurs frappantes. Le soir fait place à la fête. Tous ont hâte de voir la personnalité la plus attendue de la convention : Joey Starr. Pour d’autres, épuisés, ils le verront le lendemain lorsqu’il montera le gradin pour s’asseoir auprès des autres jurés.

Le dimanche se présente comme une journée plus détendue et relativement animée. L’ambiance est au rendez-vous avec le jury qui présente les nominés et vainqueurs des différents concours. Dommage, il aurait bien fallu pour ces présentations une mise en lumière par un acolyte cocasse, un présentateur, en somme. On finit cette convention par un dimanche ensoleillé et généreux en découverte et rencontres. La suite ? On l’espère en 2016…

 

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