Lewisink – spirale noire

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La suissesse Roxane Welch s’est aventurée à Bienne, où vit et encre Lewisink. Magicien du Dot Work et d’un style géométrique quasi psychédélique, Lewisink a fini lors de cette cinquième session le bras de Xavier, devenu un full sleeve tourbillonnant de points et de lignes.

« Je devais avoir 5 ans lorsque j’ai vu pour la première fois de l’encre sous la peau », assure Lewisink. Entouré par le tatouage dans sa famille, Lewisink commence à se faire encrer assez jeune, lui et son frère jumeau. Sa mère ainsi que son compagnon étant tatoués. En grandissant ; il choisit de poursuivre des études d’art et se conforte dans un intérêt grandissant pour le tattoo. « Je me suis rendu compte que le tatouage était un art regroupant de nombreux styles très différents. J’ai découvert qu’on pouvait avoir un style particulier et que l’on pouvait s’exprimer non pas seulement artistiquement mais également graphiquement. » explique-t-il avant d’assurer qu’il ne pouvait pas reculer devant l’évidence ; faire du tatouage son métier.

#3 // Tattoo Session with Lewis Ink from Roxane Welch on Vimeo // Music : A New Error by Moderat

« Mon œil a toujours été attiré par les formes géométriques, la symétrie et la simplicité », confie-t-il avant de raconter ses souvenirs d’enfant. Rangeur compulsif et maniaque précoce, il s’avoue dés l’enfance obsédé par la régularité géométrique. Avec son grand-pêre, un passionné d’histoire et d’art, il parcourt les musées des grandes capitales européennes. Déjà il se découvre focalisé sur l’art minimaliste jusqu’à se pencher plus précisément sur l’art de Victor Vasarely, père du Op Art. « Ses œuvres bicolores et la puissance que dégage son aspect cinétique à l’aide de formes et de nuances ».

Une inspiration qui s’est concrétisée avec la rencontre de Matt Black, un des pères du Dotwork. « J’ai la chance d’avoir la moitié du corps tatoué par lui, et cela grâce à une relation particulière que nous avons créée. Une relation de « maître à élève », me faire tatouer par lui a été un réel apprentissage en plus d’une inspiration dans mon travail », continue Louis.

Lewisink travaille dans un salon privé seul et totalement indépendant. Loup solitaire, il clame d’ailleurs ces critères comme étant « essentiels à sa créativité ». Son œil unique, dirige cet univers calme et serein. Une base importante pour installer toute confiance, « clé de cet art » selon le tatoueur dont le processus de création semble aussi verrouillé qu’un labyrinthe de mystères. Ses pièces sont souvent majestueuses, d’où un haut degré de confiance établi entre le tatoueur et le tatoué. Le mode préparatoire est alors doux et progressif, laissant le moment du passage à l’acte devenir un réel plaisir.

Son ouverture d’esprit est égale à celle qu’il se donne sur le monde. Lewisink, par ses tatouages entrebaille une autre porte sur le temps et la forme. Avec lui elle devient de plus en plus malléable sans jamais être définissable. Le mouvement s’y introduit alors et transforme l’inanimé en animé. On découvre sa délicate perception du monde grâce à la tattoo session que lui dédie Roxane Welsh.


[EDIT du 29/01/2017 : Maintenant Lewisink tattoo à Paris !]

Instagram : @Lewisink // La prise de rendez-vous se fait uniquement via : info[a]lewisink.com
www.lewisink.com

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