Le scalp du Professeur Clark

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L’histoire du tatouage prend la vitesse supérieure à l’arrivée de la machine à tatouer électrique. Certains personnages, amateurs d’encres à l’époque, en font alors leur mêtier. Tatoueur sur la route dans ses early years, le Professeur Clark, était contemporain de Charles Wagner et inspira l’idée du « tatoueur on the road » . Clark voyagea en des USA en Afrique du sud, en Angleterre, Canada et Australie. Sa petite fille, aujourd’hui perdure son histoire de « premier » tatoueur au crâne encré.

Quoi de mieux pour pérenniser le savoir-faire de son grand-père que de raconter son parcours et d’exposer ses archives sur internet ? C’est ce qu’à fait « Princess Judy », petit fille du tatoueur Professor J.T Clark, en rendant accessible ses flashs et photographies familiales. Homme de l’armée, le Professeur Clark était un artiste tatoueur pour le moins singulier, dont le cran et l’humour cynique l’ont fait connaître pour son scalp tatoué !

En ces temps-là, la profession fleurit petit à petit aux USA et certains sont déjà de grands vagabonds, comme le professeur Clark, tatoueur qui travailla et s’exposa avec sa femme Princesse Béatrice de 1890 à 1918. Homme tatoué lui-même, le professeur, originaire d’Angleterre, démarra véritablement sa carrière au Texas. Plus précisément à Gavelston, un port qui à la fin du 19e devient très prospère. Les bateaux, allaient et venaient et tous les commerces en bénéficiaient. Y compris le tatouage. Marre d’être ouvrier comme ses compères immigrants de l’époque, Thompson – son nom anglais – apprit alors quelques rudiments avec l’artiste Mexicain Vedella.

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Prêt à l’aventure, le jeune homme s’engage comme volontaire dans l’armée pour combattre lors de la guerre hispano-américaine de 1898. Libéré, un an après pour avoir frappé un officier et s’être retrouvé quelques fois saoul et peut-être un peu trop tapageur, Clark s’engagea en Afrique du Sud. Il s’y établit finalement, après la guerre. Atteint de la maladie de Billharzios, maladie incurable alors, il décide pourtant de retourner dans sa ville : Gavelstone au Texas et y rencontra Béatrice, la veuve d’un ami. Future Princesse Béatrice, et Tattoed Lady, tout deux repartent ensemble pour Johannesbourg.

C’est là-bas que Clark fera ses preuves et surtout s’entourera de tatoueurs réputés comme George Burchett. En 1913, Burchett lui tatoue même le portrait de Paul Kruger en haut du crâne. Le fameux sclap. Paul Kruger était le leader à l’époque des Boers (Néerlandais, pionniers blancs d’Afrique du Sud) – et la rumeur circulait à l’époque que les « anglais avaient gagné la guerre et pas la paix ». Un moyen d’attirer les foules pour Clark ? Possible ! Il se vantait d’ailleurs, d’être la seule personne à avoir un cuir chevelu tatoué !

 

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Sur le recto de ses cartes de visite Clark rappelait qu’il était le tatoueur officiel de la Ligue africaine Whippet Sud, qu’il tatouait les chiens de leur numéro de course et pouvait aussi offrir un travail de type cosmétique en teintant les joues d’un rose pâle de manière « indolore »…

Il s’est exhibé pendant plusieurs années jusqu’en Australie avant d’obtenir la nationalité américaine, en prouvant sa « lignée ». Mais toujours sur la route, en 1914, Burchett et Clark décident de retourner en Angleterre. Avec Béatrice et leurs deux enfants à charge, ils travaillent alors dans les sideshows de l’époque : Wild West venues, Ringling Brothers Circus, etc. Enfin en 1915, Clark ouvre un shop à Londres mais mouru, malade, quelques années ensuite à Montréal.

 

 

 

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