Tattoo MasterA�: Jess Yen

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Horiyen aka Jess Yen est un de ceux dont le travail cloue le bec. Son butA�? Encrer plus de 100 bodysuitsA�! Ses oeuvres charpentA�es d’un style New School Oriental, reflA?tent une esthA�tique unique. Ses couleurs solides et ses piA?ces aux mouvements presque rA�els, sont bluffantes. En plus d’A?tre talentueux, Jess Yen, tatoueur depuis 1992, abreuvA� par deux cultures diffA�rentes, a acquis une dextA�ritA� admirable au Tebori comme au dermographe. Place au maA�tre.

Tu es originaire de TaA?wan et tu travailles actuellement en Californie, comment as-tu dA�veloppA� ton style entre ces deux culturesA�?

Je suis originaire de Taipei A� TaA?wan et j’ai emmA�nagA� aux Etats-Unis en 1998, oA? je vis actuellement A� Los Angeles, en Californie. Avant d’emmA�nager aux Etats-Unis, je ne savais que faire du Tebori et donc du tatouage en hand-poke. Ja��ai appris A� utiliser une machine A�lectrique lorsque que je suis arrivA� aux Etats-Unis. Je suis tatoueur depuis 1992 et l’industrie du tatouage a changA� et grandi de maniA?re significative dans chacun de ces pays (TaA?wan et les Etats-Unis). La plus grosse diffA�rence entre ces deux cultures tattoo, dans les annA�es 90, c’A�tait surtout le niveau de tolA�rance. Tatouer A�tait tout de mA?me bien plus acceptA� en gA�nA�ral par le public amA�ricain qu’A� TaA?wan oA? les tatouages restaient quelque chose de reliA� aux gangs ou A� une mauvaise rA�putation. Lorsque j’ai commencA� ma carriA?re de tatoueur, ma famille, oncles et tantes ne me voyaient absolument pas rA�ussir en faisant du tatouage. Depuis que j’ai appris le tatouage au dermographe, je fais toutes sortes de tatouages (tribal, rA�alisme, lettrage ou mA?me de simples petits papillons,) et j’ai fini par A?tre le propriA�taire de mon premier tattoo shop A� Alhambra, (CA) en 2001. J’ai aussi trouvA� au sein du mA?tier, ma a�?famille tattooa�? avec Horiyenichmon (j’ai actuellement quatre de mes apprentis dA�signA� Hori et trois non nommA�s qui sont toujours en apprentissage). J’ai voyagA� dans plus de trente pays et gagnA� plus de 400 trophA�es, le tout relayA� par les mA�dias et magazines amA�ricains comme internationaux.

Enfin, ma famille a changA� son point de vue nA�gatif A� propos du tatouage en gA�nA�ral et A� mon sujet, devenant artiste tatoueur professionnel. Ils sont maintenant fiers de moi et A�a m’est trA?s cher.

Aujourd’hui les gens me connaissent en tant qu’artiste de style rA�alisme-oriental ou d’illustratif oriental comme je prA�fA?re me dA�finir. J’ai pu A�voluer dans ce genre grA?ce A� deux choses : la premiA?re ; mes antA�cA�dents et A�tudes dans les Beaux-Arts et le design d’intA�rieur, et la deuxiA?me; l’influence de la culture occidentale et du style rA�aliste alors trA?s populaire quand je me suis installA� aux Etats-Unis. Avec un dermographe, j’ai A�tA� capable d’ajouter des A�lA�ments de rA�alisme dans mon travail qu’aucune machine Tebori ne pouvait accomplir. Le Japonais et les styles orientaux ont toutes sortes de crA�atures imaginaires qui n’existent pas. Je veux les faire vivre et lorsque j’encre une piA?ce, c’est pour que chacun puisse ressentir les dA�tails et la nettetA� des griffes d’un dragon, la texture de son corps sinueux en passant par la criniA?re de son dos. Bien que mon style illustratif ai un peu A�voluA� avec les A�poques, par besoin par l’influence de la culture occidentale, je garde en tA?te l’esprit et les rA�cits authentiques des mythes historiques de la culture orientale.

Que t’a apportA� ta culture TaA?wanaise dans ta carriA?re de tatoueur ?

Mon pA?re est mort quand j’avais seulement un an, j’ai donc A�tA� A�levA� par mon grand-pA?re qui A�tait un grand-pA?re japonais trA?s strict. Alors qu’actuellement je suis moi-mA?me devenu maA�tre et enseignant envers mes A�tudiants, je suis moi-mA?me devenu sA�vA?re. Je crois toujours que l’attitude passe avant tout talent. Tous mes A�tudiants doivent montrer du cA�ur envers leurs client(e)s et les gens autour d’eux. DeuxiA?mement, je ne pense pas qu’il y ait de meilleur (tatoueur) seulement de quoi s’amA�liorer, donc tous mes A�tudiants doivent donner le meilleur d’eux-mA?mes dans leur travail. Tout cela vaut aussi pour moi, dans mon rA?le de tatoueur et da��enseignant.

Ton histoire est singuliA?re, comment as-tu commencA� A� tatouer?

J’ai dA�butA� au jeune A?ge de treize ans A� TaA?wan, en utilisant une aiguille et un bA?ton de bamboo pour faire des personnages Kanji sur les bras de mes camarades de classe. Cette mA�thode de travail, on la connait mieux sous le nom de Tebori ou hand-poke. Tatouer A� l’A�poque, c’est-A�-dire dans les annA�es 80, A� TaA?wan A�tait tabou et la plupart des gens en avait une perception nA�gative. MalgrA� cela je voulais quand mA?me apprendre A� tatouer et je suis devenu apprenti pendant une pA�riode de six mois, A� Taipei, alors que je frA�quentais un lycA�e technique au programme d’Art trA?s reconnu. Mais je le faisais plus comme un hobby ou un art underground. AprA?s mon diplA?me de fac, j’ai travaillA� pour un designer d’intA�rieur japonais pendant quelques annA�es avant de prendre la dA�cision de venir aux Etats-Unis, pour rechercher une qualification supA�rieure en Master d’Art. Malheureusement, ma mA?re avait des problA?mes financiers et de grosses difficultA�s A� supporter mes frais car les cours aux Etats-Unis sont bien plus onA�reux que chez moi. Je n’ai donc pas pu poursuivre cette voie plus longtemps. Heureusement, je suis tombA� sur un Tattoo Parlor A� Venice Beach (CA). Ce fA�t ma premiA?re rencontre avec un dermographe. La vitesse de cette machine A�lectrique m’a vraiment A�tonnA�e comparA� A� la mA�thode au hand-poke que j’avais apprise A� TaA?wan. C’est donc en combinant mes compA�tences en hand-poke et celles d’un dermographe que j’ai commencA� mon aventure tattoo en AmA�rique. J’utilisais le Tebori sur des sujets de traditionnel japonais mais en apprenant A� utiliser un dermographe j’ai pu faire tous styles de tatouages.

Pourquoi as-tu appris le TeboriA�?

J’ai simplement appris le Tebori, par curiositA�. Mes amis A� l’A�cole voulaient A?tre tatouA�s car je savais bien dessiner. On utilisait donc une simple aiguille attachA� A� un bA?ton de bambou que l’on trempait dans une encre noire de calligraphie, pour rA�aliser des tatouages. Lorsque mon intA�rA?t pour le tatouage s’est un peu plus dA�veloppA�, j’ai rA�alisA� un court apprentissage pour connaitre les rudiments du tatouage. Ensuite, aprA?s le lycA�e, j’ai dA� rejoindre l’armA�e et faire mon service militaire pendant deux ans avant de m’inscrire dans une A�cole des Beaux-Arts. Mes amis et collA?gues sachant que je pratiquais le Tebori, m’ont toujours demandA� de les tatouer.

Comment pratiques-tu les deux techniques actuellement?

Maintenant, je fais la plupart de mon travail avec des machines A� bobines, surtout parce que c’est rapide et que l’on fait payer les clients A� l’heure. Mais parfois les gens me demandent spA�cifiquement un tatouage au Tebori. Ils souhaitent en acquA�rir l’expA�rience, donc je le fais.

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Quelle est la plus grosse difficultA� selon toi en tant qu’artiste tatoueur?

La crA�ation et la recherche de nouvelles idA�es ! En tant qu’artiste, ton plus grand ennemi est toi-mA?me. Quand je finis un bon boulot, je commence A� m’inquiA�ter du prochain et A� me demander comment je peux surpasser ce que je viens de faire. Un cA�lA?bre artiste a dit une fois qu’une idA�e est comme un chuchotement de Dieu et qu’il ne peut s’entendre qu’une seule fois. C’est pourquoi, je prends toujours avec moi un petit carnet pour A�crire ou dessiner dA?s qu’une idA�e me vient en tA?te.

Tu construis aussi tes propres outils / Tebori, pourquoi?

Je crA�e toujours mes propres outils Tebori parce qu’il n’y en a pas vraiment A� vendre ou de disponible partout oA? je vais. De plus, un Tebori est un peu comme le pinceau d’un artiste, c’est-A�-dire que pour A?tre artiste Tebori, il faut absolument savoir comment en fabriquer un soi-mA?me et faire ses propres aiguilles. J’accueille un sA�minaire qui enseigne comment faire des aiguilles A� Tebori et dans le futur je leur apprendrai A� construire le manche. Mon prochain sA�minaire sera d’ailleurs en juin 2017 A� la convention de Dortmund et j’encourage tous ceux que le Tebori intA�resseA�: construire des outils et la technique du tatouage Tebori, A� s’y joindre !

J’adore A�galement les machines A�lectriques et j’ai ma propre ligne de machines A� bobines. Le style asiatique place le travail de la ligne en prioritA� et encrer A� la bobine permet un rendu de la ligne magnifique, du fait de sa puissance et de l’effet rebondissant A� chaque coup.

Finalement, tu es invitA� A� la convention de TaA?wan bientA?t, est-ce important pour toi de rester connectA� A� cette culture?

L’organisateur de cette convention est un trA?s bon ami A� moi, il m’appelle souvent a�?grand frA?rea�?. Je vais A� cette convention, tous les ans parce qu’on est ami et parce que TaA?wan est ma ville d’origine. J’espA?re que ma venue apportera de la nouveautA� et en mA?me temps, j’apprends A�galement. C’est comme un A�change de savoirs. Je profite aussi de cette opportunitA� pour emmener mes amis artistes venus de diffA�rents pays pour visiter TaA?wan et profiter du voyage avec eux. L’annA�e derniA?re nous A�tions tous ensembleA�: Carlos Torres, Alan Padilla et Sergio Sanchez et cette annA�e j’irai avec Boris, Julian Siebert et Souryou, fils d’Horiyoshi III.


 

@jessyentattoo
www.mytats.com

My Tattoo
1230 S. Garfield Ave. Alhambra, CA 91801
17845 Beach Blvd., Huntington Beach, CA 92647
USA

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