Frsw : quand Matisse inspire le flash

Frsw-Boticcelli

Texte : Gaëlle Hubert / Visuels : Frsw

Derrière le mystérieux pseudonyme « Frsw » se cache François, jeune tatoueur et illustrateur de 21 ans qui se reconnaît à ses flashs poétiques, parfois inspirés par l’Histoire de l’Art et souvent teintés de naïveté. Jetons un œil à son parcours et à ses « effractions cutanées »…

Sorti d’un bac en Arts Appliqués puis d’un BTS de graphisme, François se tourne ensuite vers l’illustration et rejoint la capitale. C’est à cette époque qu’il commence à pratiquer sa machine à tatouer, avec son amie Clara. Les jeudi après-midi, les deux camarades s’entraînent à piquer des oranges, puis des oreilles de cochon. « Et puis un soir, au lieu d’oreille de porc, c’est sur ma cuisse que j’ai testé la machine. » François commence à tatouer des amis et, rapidement, son public s’élargit.

Pour lui, la pratique du tatouage et du dessin ne doivent pas être différenciées. « L’objectif est de pouvoir dessiner sur peau tout ce que je dessine sur papier. » Pour dessiner ses flashs, François aime mélanger, recomposer et juxtaposer différents éléments. Il puise son inspiration dans les œuvres de grands peintres comme Matisse, Picasso, Braque, Van Gogh ou Botticelli, mais aussi dans la rue, la nature, les jeux vidéos, les livres, la Grèce antique…

Ce qui lui plaît le plus dans son activité ? Rencontrer des gens qui lui accordent leur confiance, et « voyager-tatouer ». Il vient d’ailleurs de s’installer à Berlin : « De repartir à zéro permet de revoir un peu sa hiérarchie de vie, je le conseille à tous ! » François cherche des peaux à tatouer dans sa nouvelle ville, mais il compte aussi se concentrer sur la danse et la musique. De beaux projets en perspective !


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