Australian Ink : Mike Tea Tattoos

Shaka Bra Mate

Photographies : ©Pmod
– English version below – 

Melbourne grouille de salon de tatouages, Hidden Moon, Love Tattoo Parlour, Chapel Street pour ne citer qu’eux, font partie de la crème du tatouage à Melbourne. Pour se faire tatouer, il suffit donc d’ouvrir l’oeil en parcourant les quartiers les plus branchés de la ville ; des minuscules et bruyantes lanes du CBD au festif Chapel Street en passant par le côté Brunswick et ses rooftop rafraîchissants. Capitale du tatouage australien, c’est à Melbourne que s’est émancipé Mike, un Kiwi* de 37 ans, chanteur de Sweet Gold, rock sixties swinguant entre fun et romantisme. A l’instar de ses tatouages, Mike Tea n’hésite pas à ajouter une dose fun partout où il va, jusque dans la gestion de son propre shop, Blue Lady Tattoo. Une vibe très « Aussie » qu’on envie depuis l’autre côté du globe !

*surnom des Néo-Zélandais

Melbourne is well-known for all its famous tattoo shops ; Hidden Moon, Love Tattoo Parlour, Chapel Street to only quote some are part of the best in the city. To get tattooed, you just have to open your eyes between blocks in popular neighborhoods where you could catch in some lane the tattoo shop signs you wish. From Chapel Street to Brunswick with its fresh rooftop bars. Australian tattoo capital, Melbourne is where Mike, a 37 years old Kiwi, developed himself as a tattoo artist. Also singer in « Sweet Gold » a rock 60’s band, swinging between fun and romanticism and such are his tattoos, this tattoo artist doesn’t hesitate to fill up his motive with a huge dose of coolness wherever he’s going even in his own shop; Blue Lady Tattoo. A singuliar « Aussie » vibe, we envied from the other side of the globe !

Né à Auckland, Mike arrive à l’âge de 23 ans à Melbourne, enchaînant une tonne de jobs merdiques, dans l’unique but d’arpenter les routes en tournées. L’effervescence culturelle de Melbourne l’attire et lui offre une meilleure porte d’entrée vers le succès musical. « Je voulais vraiment tatouer depuis longtemps mais je n’avais pas la confiance pour. Même si je me faisais beaucoup tatouer, je pensais que je n’étais pas assez bien en dessin pour le faire, donc je n’ai même pas essayé. [..•] Il m’a fallu pas mal de temps pour m’y plonger et ce à cause de ce manque de confiance en moi. » Ce manque de confiance ne fera que retarder ses débuts. Aujourd’hui Mike est le gérant de Blue Lady Tattoo en plein cœur de Melbourne.

Born in Auckland, Mike has been inking for 6 years. He arrived at 23 years old in Melbourne going from shitty jobs to shitty jobs with the only goal to save for touring with his band. The cultural agitation of Melbourne attracted him and offered him a better way to extend his music to success. « I just really wanted to get into tattooing but I didn’t have the confidence but I was getting tattooed a lot and I just didn’t think I was even good enough for drawing so I didn’t even try much. It took a long time to get into it because of that lake of confidence. » A late start for the owner of Blue Lady Tattoo which is settled in the heart of Melbourne.

©Mike Tea Tattoos, tattooer, Blue Lady, Melbourne, Australian Ink

As-tu commencé à te faire tatouer en Nouvelle -Zélande ?

Je jouais dans un groupe de hardcore là-bas, à la fin des années 90, j’étais le plus jeune de mon groupe de potes, ils avaient tous la vingtaine et ils étaient lourdement tatoués, les bras, les mains et cou ou tout le corps. Je trainais dans un tattoo shop aussi et c’était l’endroit le plus cool pour écouter ma musique et du punk hardcore avec mes amis, un endroit bien trop attirant pour moi !

Un jour je me suis fait tatouer par un des mecs du shop, c’était Dean Parkin, de Sacred à Auckland en Nouvelle- Zélande, et c’est toujours un des meilleurs artistes par lequel je me suis fais tatouer et un des meilleurs au monde. C’est un de ceux que j’admire réellement. Il a fait mon chest et mon avant bras. Je me suis beaucoup fait tatouer en Nouvelle-Zélande mais aussi ici. Lorsque j’ai emménagé en Australie par contre c’était pour être dans un groupe et jouer de la musique, j’avais un groupe à Auckland dans lequel je chantais et je jouais de la guitare. On se débrouillait plutôt pas mal mais j’étais un peu bloqué, on est allés enregistrer aux USA mais ça n’a pas vraiment marché et quand je suis rentré j’ai eu besoin de plus gros et j’ai pensé que Melbourne serait parfait car je n’ai pas besoin de carte verte. Aujourd’hui mon groupe actuel s’appelle « Sweet Gold » et on joue une sorte de rock sixties avec pas mal de chansons romantiques qui seront sur album en 2018.

Lorsque je suis parti vivre à Melbourne, rejoindre mes amis pour faire de la musique. Pour financer ça, j’ai eu pas mal de petits boulots merdiques afin de pouvoir payer mes factures etde partir en tournée avec le groupe.

Did you start getting tattooed back in New Zealand?

I was playing in an hardcore band back in New Zealand in the late 90’s, I was the youngest one and a lot of my friends were in their 20’s late 20’s and they had heavily tattooed arms, hands and necks and everything. I hung out in a tattoo shop then and it was a cool place just listening to hardcore and punk with friends, it was a really attractive place to be ! Eventually I got tattooed by one of the guy there, his name is Dean Parkin from Sacred in Auckland, NZ, he is still one of the best tattooist I’ve got tattooed by and one of the best one in the world and one of the people I look up to. He did my chest and this forearm for me. I got a lot in NZ and here too. I moved in Australia to be in a band and play music, as I play guitar and I sing. We were doing all right, but I was stuck in this and I went to the States to make a record but it didn’t really work out and I went back and I thought : Auckland is a dead scene, I need somewhere bigger. I thought that Melbourne is easier, because I would need a Green Card. Now my current band name in Melbourne’s is « Sweet Gold » and I only sing. It is a sixties, romantic loved songs band and we have a record out this year.

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Dans ce contexte pourquoi as-tu commencé le tatouage ?

Faire des petits boulots, je détestais ça. Je vivais dans un backpack (hôtel de voyageur, type auberge de jeunesse, ndlr) pendant quatre ans mais c’était super fun parce que l’hôtel organisait tout un tas de concerts cools de groupes punk rock venant de l’étranger, c’est une sorte d’institution à Melbourne dans le domaine du punk rock. J’étais à la fin de ma vingtaine et je détestais mon travail. J’en étais au point où je m’en foutais tellement que j’aurais pu sauter d’un pont ou j’aurais appris le design graphique pour rien. J’étais tellement mal portant ce poids d’aller travailler pour quelque chose que je détestais. Je travaillais dans une usine, la plupart de mes collègues étaient cool, quelques uns non, mais ça allait. Mais je me suis dit que si je n’essayais pas je ne saurais jamais si je peux faire autre chose. J’ai donc économisé 3000$, quitté mon travail…jusqu’au moment où je n’ai plus eu d’argent. J’ai mis le pied dans un tattoo shop et il valait mieux que ça marche sinon j’étais dans le pétrin. Heureusement pour moi, ça a marché.

Why did you start tattooing ?

Playing in a band, working in shitty jobs, fucking hated it, I lived in a backpacker four years, but it was super fun because the backpackers had shows and I got to see a bunch of cool punk rock bands from overseas it is called the Hot house ?? like a bit of a Melbourne institution for punk rock, I was in my late 20’s and I hated my job, I just fucking hated it, and I was at the point where I was fuck it, I might just jump off a bridge or I’ve been learning the graphic design for nothing good , I was so upset with the grind of going to work in a job I hated and i was working in a warehouse, but most of them were cool some not but it was fine but if I don’t know I will never try. So I saved up 3000$ quit my job and lived until I was like fucked my money’s runs out… I thought I got my foot in a door of a tattoo shop and I better have something or I am fucked. It worked out.

©Mike Tea Tattoos, tattooer, Blue Lady, Melbourne, Australian Ink

Où as-tu atterri ?

Je fus chanceux parce qu’un ami à moi travaillait dans un shop et ils avaient besoin de quelqu’un pour faire le ménage et l’accueil (* le counter, en Australie). Il m’a recommandé et j’y ai travaillé pendant quelques années. Ils m’ont toujours dit que je ne tatouerais jamais car je n’étais pas assez bon pour tatouer. On me disait de m’asseoir et de faire l’accueil. Et puis un jour un d’entre eux m’a dit : «  Hey, viens et tatoue moi ! ». Et c’était génial ! Suite à cette première expérience, un paquet de gens m’ont aidé. C’était un enjeu énorme pour moi. Je tatouais déjà quelques uns de mes amis au Backpack, j’en ai tatoué pas mal avec une mauvaise machine, mais heureusement pour moi, ces gars-là étaient déjà couverts de tattoo et s’en fichaient d’avoir de la bousille. Ils trouvaient ça plutôt drôle même d’en avoir certains très mauvais.

Donc mon premier tattoo je l’ai réalisé dans ce shop et quelques mois plus tard, ils m’ont pousser à tatouer et j’ai arrêté le ménage. J’ai même trouvé un second job dans un autre shop appelé « Side Show Tattoos », donc je partageais ma semaine sur deux boutiques et un jour on m’a proposé un temps complet à Side Show Tattoo. J’y travaillais 7 jours par semaine pendant les premières quatre ou cinq années de mon mètier et je crois profondément que c’est ce qu’il faut faire, surtout lorsque tu apprends le métier. Il faut faire autant de walk-in que possible et autant de tattoo que tu peux. Il n’y a pas tant que de boutiques occupées tout le temps à Melbourne et à Side Show j’avais plus de clientèle car moins de tatoueurs y exercait. Puis j’ai commencé à travailler à St Kilda, et là, rapidement je me faisais assez d’argent pour ne travailler que trois jours par semaine.

Where did you go?

I was kind of lucky because a friend of mine was working in a shop and they need someone to clean and do the counter. He put a nice word for me and I worked there for an number of years. They just told me that I am not gonna tattoo and just clean because I wasn’t good enough for tattoo and they told me to sit on and run the counter and then one day, one of them was :«  Hey, come in and tattoo me », it was good, a bunch of people helped me then. This first tattoo experience was a big deal, you know. I already tattooed some people, like some of my friends, when I was at the backpackers I tattooed a lot of them with a machine they weren’t pretty good, but lucky for me those guys were full of tattoos so they didn’t care and they thought it was funny to get bad ones.

My first one was in that shop and few months after they pushed me to tattooing in the shop and stopped cleaning and I got another job in another shop called Side Show Tattoo and I split my week in two shop and eventualy I had a full time in Side show Tattoo and I worked 7 days a week for the first four or five years and you need to, I think. You need to do it especially when you are learning. You need to do as many walk in as you can, as many tattoos as you can. Not this many shops are busy in Melbourne, the shop were I was learning was not busy, Side show was busy, because there were less people working. After that I started to work in Saint Kilda and I could afford to work 3 days a week, I didn’t work there that long but it was good.

C’est plutôt pas mal, de pouvoir bouger facilement de boutique en boutique à Melbourne pour un tatoueur, non ?

Je pense que pour certains c’est un problème mais pour d’autres non. Pas mal de gens avec qui j’ai travaillé, pouvaient bosser pour deux salons en même temps. Mais qui s’en préoccupe ? Il y a assez de peau pour tout le monde et pour aller n’importe où et si il n’y a pas assez de boulot, c’est parfaitement compréhensible de bouger.

That is amazing, that you guys have the ability to switch from shop to shop in Melbourne…

I think for some people it is a problem, for some others it’s not. Quite a lot of people that have worked here, have worked for two different shops at once, and I don’t care personaly but I know some who don’t like that. But who fucking cares ? There is enough skin, there is enough to go around, like if it is not busy enough, go around, it is fine to move.

Comment décrirais-tu ton style ?

Je fais juste du Traditionel Américain avec un twist en plus. On pourrait le décrire comme une version positive et fun des motifs traditionnels. Je ne suis pas dans l’imagerie noire ou négative, même si j’aime ce genre de tatouages je préfère piquer un genre de tatouage qui reflète ma personnalité en général qui est plutôt sympa et drôle. J’aime avoir une attitude plutôt marrante et relax et j’adore les couleurs vives, les levers de soleils, les cocktails et personnifier des animaux.

Pour chaque genre et pour tout le monde, la chose la plus dure est d’avoir son propre style et je crois que chacun souhaite atteindre ce but et dans n’importe quel domaine ou à n’importe quel degré de succès, alors si j’y arrive, j’en serais très heureux. J’essaie d’avoir mon truc à moi, c’est comme dans la musique, chacun à sa propre branche musicale qu’il souhaite développer et montrer au plus grand nombre. C’est pareil en dessin car chaque motif aura une finalité différente suivant la personnalité de son artiste.

How would you like to describe your style ?

I am just doing, I guess American Traditional with a twist on it. My twist is that kind of positive and funny version of ideas. I am not into super negative and dark imagerie, I like those kind of tattoos but for me I just really want to do something that reflects my general outlook, which I think is just kind of funny, I just like to have a relax and fun attitude. I am into bright colors, sunshine, cocktails, animals.

In any artistic field and for anyone, the hardest thing is to have their own style and own mark, and I think everybody tries, in anything that they do and I think everybody tries in every degrees of success, so if I have that, I am happy. I think it is like in music everyone has their own fields and everyone want to go through, it is the same thing with drawing, and every motif is different depending the artist’s personnality.

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Tes influences vont de la musique au skateboard, quel a été le chemin parcouru dans ce milieu underground ?

J’ai grandi avec des graphismes de skateboards, des films de skate et tee-shirts et tous ces trucs sont une grosse influence pour moi. Les pochettes d’albums de métal, ont eu une énorme influence et j’aime tout ce qui est stylisé. J’ai étudié le graphisme et justement ce que je préfère c’est le design de logo. Car il y est distillé tout un tas d’informations, le tout rassemblé en un seul symbole et j’aime beaucoup cette idée. C’est aussi vraiment délicat à réaliser mais quand tu en fais, c’est génial. Quand je suis arrivé dans le tatouage, c’est ce pourquoi j’aimais le tradition, c’est un peu comme distiller l’information de la manière la plus simple possible afin qu’elle soit lisible, c’est aussi la manière la plus simple de transmettre une information au lieu de donner dans le détail de plutôt affirmer un énoncé. C’est comme ça que je vois les choses, je pense formes plutôt que détails.

You are influence by music, skateboards, what was your path into that underground culture?

I grow up with skateboards graphics, skateboard movies, tee-shirts and all that kind of stuff is a big influence, metal album covers, punk album covers, those kind of things are a big influence, and I like things that are really stylized. I studied graphic design and my favorite thing was logo design. Because it is distilling a whole bunch of informations into a symbol and I really like that. It is really tricky to do it well but when you do it well it is amazing. When I got into tattoo, that’s also why I liked traditional, it is kind of distilling information into the simpliest way to be readable, the simpliest way to convey information, instead of some details in favor of a bold statement. That is how I think about things, I think about shapes rather than details.

Quand et pourquoi as-tu décidé de devenir propriétaire de ton propre shop ?

Deux ans après mes débuts. Pour la petite histoire, c’est avec un an de tattoo je suis retourné en Nouvelle-Zélande pour réaliser un guest chez Sacred où Dean avait l’habitude de me tatouer et chez Two Hands, à Auckland où ma sœur travaillait aussi et ce fût vraiment important pour moi. C’était tellement cool de pouvoir vivre cela car Dean et Dan sont propriétaires et font marcher Sacred tellement bien que de les voir à l’action, ça m’a ouvert les yeux sur l’endroit où je travaillais moi-même et sur la façon dont un salon devrait fonctionner. Je travaillais dans une boutique où le patron avait une personnalité erratique et qui, je le crois, ne basait pas ses décisions sur le bien et l’avenir du salon mais sur ses revenus personnels et ce n’était pas le genre de salon où je voulais être.

Quand j’ai constaté à Sacred à quel point ils étaient passionnés par le tatouage et à quel point cela n’avait rien à voir avec l’argent mais un ratio entre clients et tatoueurs dans une sorte d’expérience plus profonde, ça m’a touché. J’ai vite compris en y travaillant que je ne voulais plus travailler pour ce genre de personnes. J’ai ouvert mon propre salon.

Et c’est quelque chose que je ne regrette pas mais c’est aussi quelque chose que je n’aurais sûrement pas du faire seulement deux ans après avoir débuté. C’est trop rapide pour être capable d’ouvrir un shop de tattoo. C’est carrément tôt dans la communauté tattoo, mais d’un autre côté je n’en pouvais plus de bosser pour des gens au tempérament imprévisible, fous et à ce moment-là je voulais juste bosser dans un salon qui traite les gens équitablement et dont le manager n’est pas totalement insensé et ne change pas d’avis et de façon de faire tous les jours.

Et puis un jour où l’autre je l’aurais fait alors j’ai sauté le pas. J’ai pris le pari de le faire et je l’ai fait. A ce moment-là j’avais récolté un peu d’argent en vendant un jingle que j’avais composé pour Weet-bix (Céréales). J’avais un paquet de fric et j’allais m’envoler pour Las Vegas et sûrement tout cramer mais j’ai finalement décidé d’ouvrir mon salon avec. Au final, Vegas n’était que parti remise !

©Mike Tea Tattoos, tattooer, Blue Lady, Melbourne, Australian Ink

When and why did you decided to get your own tattoo shop ?

Two years after I started tattooing. After one year of tattooing I went back to New Zealand and guest in the shop Sacred were Dean used to tattoo me and in Tow Hands, back in Auckland were my sister used to work, and that was like a big deal for me and it was really cool to have that because Dean and Dan owned and runned Sacred so well and seeing them while I was there working really opened my eyes, on how a shop should run and how the shop I was working didn’t run, as I was working in a shop were the owner had a really erratic personality and somebody that, I feel, made his decisions not based on the shop futur but on personal income, its fine but it was not the kind of shop I wanted to be in.

When I saw Sacred and how passionate they are by tattooing, and its not just about money but a ration about client and them, a deeper sort of experience. I realized I didn’t really want to continue working for people like that so I thought, fuck that ! I open my own shop. It’s a thing, It’s a thing I shouldn’t have done because two years, it is not really long to be able to open a tattoo shop. It is pretty early into tattoo community, but it is one of those thing, I was sick of working for erratic personalities, like crazy. At that time I was just ; I just want to work in a shop, that treats people fairly, the person who runs it is not insane, you can turn up to work and it is gonna be the same as yesterday, no random policy…

Eventually I was doing it anyway, so I was like fuck it ! I kind of took a gamble on it and did it. At that time, I wrote a jingle and sold it to Weetbix, it is an australian cereal, I had a bunch of cash and I was going to fly to Vegas and buy a 1964 epiphone casino and blow up all the money, but I finally though I would start my own shop instead, I could go to Vegas anytime.

Que penses-tu du tattoo à Melbourne ?

Je ne suis pas sûr qu’il puisse y avoir un nouveau challenge pour le tatouage à Melbourne, mais je pense que Melbourne est le challenger concernant tout l’hémisphère sud. C’est un peu la capitale du tatouage. Tu peux jeter une pierre dans n’importe quel direction et trouver une très bon artiste ici. Mes cinq tatoueurs favoris sont ici à Melbourne, s’en est ridicule ! Quand je suis arrivé à Melbourne la toute première fois, j’ai débarqué à Chapel Tattoo et les gens y sont géniaux ! Je me suis fait tatouer par Jane et Andrew, leurs tattoos sont époustouflants et je me souviens même à l’époque avoir été surpris du nombre de bons salons. Et maintenant après 14 ans, il y a tellement de shops incroyables, c’est fou. C’est un peu arrivé à son paroxysme. Lorsque j’étais à L.A, il y a un an, on pouvait y voir s’enchainer les shops punk, ceux de tee-shirts, les pharmacies de weed légale et les boutiques de tatouage, encore et encore. Et je crois que Melbourne dans peut-être encore 14 ans pourrait devenir ainsi. Et si tu es bon à ce que tu fais, tout roule.

Il y a beaucoup de tatoueurs mais il y en a pas mal de mauvais aussi. Les gens qui ne sont pas assez bons ou qui s’en fichent ne resteront pas et ceux qui sont vraiment passionnés et qui respectent et traitent bien leur clientèle et font du bon boulot, eux seront là car tu ne peux pas merder si tu t’acharnes à respecter chacune de ces valeurs. C’est même une formule qui marche dans toutes les industries, si tu as un bar et que le personnel est sympa, tout le monde viendra, si c’est des cons personne ne reviendra. C’est la même chose ici.

What do you think about tattooing in Melbourne ?

I am not sure about the new challenge of tattooing in Melbourne but I think Melbourne is the new challenge of the southern hemisphere, it is like you can throw a stone in any direction and finally find a good tattoo artist in Melbourne. It is ridiculous, my five favourite tattoo artists are here in Melbourne. When I first got here I get tattooed in Chapel Tattoo, those people over there are phenomenal. I have been tattooed by Jane and Andrew, amazing work class tattooers, and I remember back then being like : « wow, this shop is so good and I saw some other work then and I was, like Melbourne have got so many good shops » and now fast forward 14 years, there is so many good shops, it is insane. It is kind of reaching a point. When I was in LA, one year ago, I saw in the street : punk shop, tee-shirt shop, legal weed shop and tattoo shop then again and again, it is mental there is so many, and I feel like Melbourne in another 14 years could be that, and if you are good at what you are doing, it is fine.

There is hips of tattooers but there is also hips of shitty ones. So the people who aren’t good or don’t care about it are not gonna stick out and the people who do care about it that are nice to their clients, and do good work, you can’t fuck with that. That’s a formula that works in any industries, if you have a bar and the staff is nice, everyone is gonna come. If the staff is dick no one is gonna go over there. I think it is the same thing.

Si on parlait de Blue Lady Tattoo ? Tu nous présentes tes collègues ?

La boutique a eu quatre ans cette année et notre première boutique était établie un peu plus bas dans une autre « laneway » (ruelle de Melbourne piétonne et pleine de graffitis au sein du CBD, ndlr) on avait pas mal de monde, beaucoup d’artistes différents en transit car ça fait partie du métier aussi de pouvoir bouger et voyager. Mais certains sont là depuis plusieurs années et l’équipe est devenu assez solide maintenant, depuis qu’on a déménagé et occupés.

On a Dave qui réalise un genre de traditionnel Européen, Ben qui a un des traditionnels les plus propres que j’ai pu voir, Brad qui fait des motifs néo-trad’ avec de jolis détails, constants et lisses. Ensuite on a Emett, qui vient de la Gold Coast et qui oscille entre japonais et traditionnel imposant. Kieran qui a travaillé en Norvège et vient du Royaume-Uni. Il s’est installé ici et il est vraiment très bon et puis TJ (la seule fille, ndlr) au fond qui pique dans un style trad’ New-Yorkais. En ce moment Jamie qui pique le Big boy Pin Up est aussi avec nous en guest. On est donc 7 ou 8 la plupart du temps.

Let’s talk about your shop Blue Lady ; Could you introduce your co-workers ?

The shop now runs for 4 years, our first shop was down in another laneway, we have had a lot of people coming and going, a lot of transits and its a part of being a tattoo artist, to be able to travel and move. But a couple of guys have been here for a few years at the moment and the crew is pretty solid now. Since we have moved, it is had only gotten a bit more busier.

We have got Dave, who does kind of traditional European style, Ben has cleanest traditional, Brad who does neo traditional stuff really cool and nice details, steady and smooth,. Then Emett, is from the Gold Coast and he can do some really bold traditional and japanese stuff. Kieran has been working in Norway, UK, he has settled here now and he is really good, we have got TJ at the back doing American New-York style traditional. And Jamie August does big Boy Pin Up, he is at the time with us. We are 7 and mostly 8.

Une des raisons pour laquelle j’ai voulu être tatoueur, c’est que je ne veux pas avoir à me lever à 7h00 du matin pour être à 8h15 au travail et avoir des emmerdes si j’ai 10 minutes de retard.

Ressens-tu une ambiance particulière, un lien entre vous tous ?

Ce que je voulais, quand j’ai commencé ce shop, c’est créer un endroit où les gens qui y travaillent se sentent traité justement.L’ambiance est sympa, les clients et les gens passent un bon moment et il n’y a ni d’ego ou de questions de pouvoir et toutes ces conneries habituelles qu’on peut avoir venant de gens qui se croient meilleur que vous ou souhaitent faire le Boss. J’essaie de garder un rythme assez tranquille. Les artistes vont et viennent comme ils l’entendent. Je n’ai ni d’horaire de départ pour ceux qui souhaiteraient partir plus tôt par exemple car je pense qu’ils savent tous qu’ils sont là avant tout pour gagner leur pain. Je n’ai pas besoin de le leur répéter.

Une des raisons pour laquelle j’ai voulu être tatoueur, c’est que je ne veux pas avoir à me lever à 7h00 du matin pour être à 8h15 au travail et avoir des problèmes si j’ai 10 minutes de retard. Si tu as besoin d’emmener ta voiture au garage, tu devrais pouvoir le faire, quand tu en as envie ! Si tu as envie de prendre le petit-déjeuner avec ta copine tu devrais avoir la possibilité de le faire ! Donc oui je dirige le shop « à la cool » et je pense que c’est aussi pour ça que l’ambiance est vraiment agréable car tout le monde a beaucoup de liberté et d’autonomie. Chacun gère son propre business et sa journée. Je pense que cela crée une bonne atmosphère car je ne ressens jamais le besoin de devoir leur dire ce qu’ils doivent faire.

Do you feel like there is a special atmosphere here, between each other ?

What I was set up for, when I started the shop was that the place where the people working there feel that they were treated fairly. The environment is nice, clients and people have a good experience and there is no egos and sets of power trips from bossy people. I try to keep it pretty melo, I run a pretty loose shit. They come and go, they can do whatever they want, because I kind of feel like they know they need to make money for themselves and I don’t need to tell them about that.

One of the reason I get into this job is I don’t want to have to fucking wake up at 7 in the morning and come at 8.15 am at work and get in trouble if you are 10 minutes late. If you need to take your car to the mechanics, you should be able to fucking go and do it, whenever you want, if you want to have breakfast with your girlfriend, you should be able to do it ! So yes, I run it pretty loose, and I think the vibe is really good cause everyone have a lot of freedom, autonomy, they run their own business their own day. I think that creates a nice atmosphere because I don’t feel like I have to tell anyone to do anything.


 

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©Mike Tea Tattoos, tattooer, Blue Lady, Melbourne, Australian Ink

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